Ce qui se passe vraiment pendant une séance de madérothérapie, de la première question au dernier passage de rouleau
On me demande souvent ce qui se passe une fois la porte du cabinet fermée. La madérothérapie traîne une réputation de soin un peu rude, et cette idée vient surtout du fait que personne ne raconte le déroulé. Je vous propose donc de suivre une séance complète, dans l’ordre, avec les durées réelles et les sensations à chaque étape. Vous saurez ce que vous venez chercher, et aussi ce que vous ne trouverez pas ici.

L’essentiel en cinq points
- Comptez une heure de soin, plus dix minutes d’échange avant et quelques minutes de repos après.
- Je commence toujours à la main, jamais au bois : des tissus froids supportent mal les outils et marquent pour rien.
- Les outils changent selon la zone : rouleau à picots sur les cuisses, planche sur les fessiers, champignon sur le ventre.
- Des rougeurs passagères sont normales, des bleus ne le sont pas, et la pression se règle avec vous pendant tout le soin.
- C’est un soin de bien-être : il ne fait pas maigrir, ne soigne aucune maladie, et un drainage prescrit relève du kinésithérapeute.
Ce que je vous demande de faire avant de venir
La qualité d’une séance se joue en partie la veille. Je vous demande de boire normalement dans la journée qui précède, sans excès la dernière heure, et d’éviter un repas lourd juste avant de vous allonger sur le ventre. Un estomac plein rend le travail du ventre désagréable, et la séance en perd la moitié de son intérêt.
Venez avec une peau propre et sans crème : une crème déjà posée empêche l’huile de glisser et le bois accroche. Prévoyez une heure et quart sur place. Vous gardez vos sous-vêtements, le reste du corps est couvert par un drap, et je ne découvre que la zone sur laquelle je travaille.
Dernier point, le plus important : signalez-moi avant de réserver un traitement anticoagulant, une phlébite passée, une grossesse, une opération récente, un problème rénal ou cardiaque. Je préfère décaler une séance plutôt que de la faire à moitié. La liste complète des cas que je vérifie se trouve dans les questions fréquentes.
Les dix premières minutes, et pourquoi je pose autant de questions
On s’assoit, on parle. Je veux savoir quelles zones vous gênent, depuis quand, et si la gêne varie avec la chaleur ou la station debout. Je demande vos traitements, vos opérations, votre activité réelle. Je demande aussi comment vous encaissez la douleur : le seuil change énormément d’une personne à l’autre et je n’ai aucun moyen de le deviner.
Ces questions ne servent pas à poser un diagnostic. Je ne suis pas médecin : je cherche à savoir où je peux travailler, à quelle pression, et où je dois m’abstenir. Si une réponse me met un doute, je vous renvoie vers votre médecin et on reporte. C’est aussi le moment où je décris les sensations à venir, pour que rien ne vous surprenne une fois allongée, comme je l’explique dans ce que vous ressentez pendant et après un soin.
De la dixième à la vingtième minute : le travail des mains avant le bois
Personne ne s’attend à cette partie, et c’est pourtant elle qui décide du reste. Pendant une dizaine de minutes je travaille uniquement à la main, avec une huile végétale biologique chauffée entre mes paumes : effleurages longs d’abord, pétrissages plus profonds ensuite. Je réchauffe les tissus et je sens ce que le bilan ne m’a pas dit, une zone dure, une zone sensible.
Passer les outils sur un corps froid, c’est la meilleure façon de faire mal et de marquer la peau sans aucun bénéfice. Cette montée en température permet ensuite d’appuyer plus franchement sans que vous serriez les dents.
Bon à savoir
Je n’utilise que des huiles végétales biologiques, sans parfum de synthèse. Ce n’est pas une préférence esthétique : une huile chargée en parfums s’évapore plus vite, accroche sous le bois et irrite les peaux réactives. Si vous avez une allergie connue, dites-le au moment de la prise de rendez-vous, je change d’huile.
De la vingtième à la quarante-cinquième minute : les outils, zone par zone
Vient la partie que vous êtes venue chercher. Les outils sont en bois plein, ils ne chauffent pas, ne vibrent pas et n’ont rien d’électrique. Tout vient de la main qui les guide, de la pression et du sens du mouvement, toujours orienté vers les ganglions les plus proches.
| Critère | Rouleau à picots | Planche cubaine | Champignon en bois |
|---|---|---|---|
| Zone | Cuisses, hanches | Fessiers, arrière des cuisses | Ventre, flancs |
| Mouvement | Roulement remontant | Raclage large et régulier | Cercles lents autour du nombril |
| Sensation | Appuyée, parfois piquante | Ferme mais large, bien supportée | Douce, presque enveloppante |
| Durée moyenne | 8 à 10 minutes | 6 à 8 minutes | 5 minutes |
Je remonte toujours du bas vers le haut et je termine par le ventre, qui demande le plus de douceur.
- Les cuissesRouleau à picots, de la face externe vers l’aine, en séries courtes. Je repasse deux à trois fois sur le même trajet, jamais dix.
- Les fessiersPlanche cubaine, mouvements larges et remontants. C’est souvent la zone la plus dure au départ et la plus détendue à la fin.
- Les molletsRouleau lisse, pression mesurée. Je m’arrête net à la moindre douleur inhabituelle sur cette zone.
- Le ventreChampignon en bois, cercles lents dans le sens du transit, avec votre respiration comme rythme.
- La reprise manuelleJe repose les outils et je repasse à la main sur tout le trajet travaillé, pour lisser et vérifier l’état de la peau.
Pendant toute cette partie je vous demande où vous en êtes. Une pression juste, c’est une pression que vous supportez en respirant normalement. Si vous retenez votre souffle, c’est trop fort, et ce n’est pas plus efficace pour autant.
Je préfère une pression que vous supportez les yeux fermés à une pression qui vous fait serrer les poings.Carole

Le dernier quart d’heure : relâcher et finir par du drainage
Ces quinze minutes ne servent pas à remplir le temps. Je repasse à la main, avec des manœuvres lentes et peu appuyées, dirigées vers le creux du genou et le pli de l’aine. C’est le même esprit que le drainage lymphatique, en plus court, et cela évite la sensation de jambes gonflées après un soin appuyé.
Ensuite j’essuie l’excédent d’huile, je vous recouvre et je vous laisse trois à cinq minutes tranquille sur la table. Beaucoup de personnes somnolent à ce moment précis. On se relève doucement, en passant par le côté, jamais d’un bloc, et je vous donne un grand verre d’eau avant de vous rhabiller.
Envie d’essayer avant l’hiver
Je reçois uniquement sur rendez-vous, au cabinet de Tignieu-Jameyzieu. Un message suffit pour convenir d’un créneau, je réponds entre deux soins.
Les quarante-huit heures qui suivent
La soif arrive souvent en premier, parfois dès la voiture, et vous irez probablement uriner davantage dans la soirée. Certaines personnes sortent avec un regain d’énergie, d’autres s’endorment très tôt. Les deux réactions sont normales.
Le lendemain, une légère courbature sur les cuisses ou les fessiers est fréquente, comparable à celle d’une séance de sport un peu longue. Les rougeurs, elles, partent dans l’heure qui suit. Des bleus, en revanche, signifient que la pression était trop forte : dites-le-moi, je l’ajuste pour la fois suivante.

Buvez de l’eau, marchez un peu, évitez le sport intense et le sauna le soir même. Si vos jambes sont votre motif principal, d’autres repères se trouvent dans mon article sur les jambes lourdes en fin de journée.
Ce que la madérothérapie ne fait pas, et les cas où je refuse
Autant être claire, cela évite les déceptions. La madérothérapie ne fait pas maigrir, ne fait pas disparaître définitivement la peau d’orange, ne soigne aucune maladie et ne remplace aucun traitement. C’est un soin de bien-être : le confort, la souplesse des tissus, la sensation de légèreté.
Il y a des situations où je n’interviens pas : phlébite en cours ou antécédent récent, traitement anticoagulant sans avis médical, cancer en cours de traitement, fièvre ou infection, plaie ouverte ou irritation sur la zone, varices importantes à l’endroit à travailler, insuffisance rénale ou cardiaque connue. Pendant une grossesse, je ne fais pas de madérothérapie : je propose le massage future maman, soixante minutes à soixante euros, en position latérale.
Enfin, un drainage lymphatique prescrit par un médecin relève du kinésithérapeute et pas de moi. Mon drainage lymphatique bien-être est autre chose, et je le dis toujours au téléphone. Si la madérothérapie ne vous convient pas, le massage bien-être ou la réflexologie plantaire thaï répondent mieux à une demande de détente pure.
Combien de séances, à quel rythme, et comment réserver
Une séance isolée fait du bien et l’effet dure quelques jours. Pour un confort qui tient, je propose le plus souvent un rythme rapproché sur quelques semaines, puis un entretien espacé. J’ajuste après la deuxième séance plutôt que de vous vendre un programme le premier jour.
Pour le drainage lymphatique, la cure de cinq séances est à deux cents euros. Pour la madérothérapie et les autres soins, les durées et les tarifs sont détaillés sur la page prestations. Le cabinet fonctionne uniquement sur rendez-vous, et vous pouvez me joindre par la page contact ou directement par message. Une comparaison plus complète entre les deux approches se trouve dans drainage lymphatique ou madérothérapie.
Combien de temps dure une séance de madérothérapie ?
Le soin lui-même dure environ soixante minutes. Il faut y ajouter dix minutes d’échange au début et quelques minutes de repos à la fin, donc prévoyez une heure et quart sur place.
Est-ce que la madérothérapie fait mal ?
Cela ne doit jamais couper le souffle. La sensation est appuyée, parfois un peu piquante sur les cuisses, mais la pression se règle en direct. Des rougeurs passagères sont normales, des bleus signifient que j’ai appuyé trop fort.
Peut-on faire de la madérothérapie enceinte ?
Non, je ne la pratique pas pendant la grossesse. Je propose à la place le massage future maman, soixante minutes à soixante euros, en position latérale et avec des manœuvres adaptées.
Combien de séances faut-il prévoir ?
Cela dépend de votre demande et de la réaction de vos tissus. Je propose en général un rythme rapproché sur quelques semaines, puis un entretien plus espacé, et j’ajuste après la deuxième séance plutôt qu’avant la première.
Je n’habite pas Tignieu-Jameyzieu, est-ce que je peux venir quand même ?
Bien sûr. Le cabinet se trouve à Tignieu-Jameyzieu et je reçois régulièrement des personnes de Chavanoz, Charvieu-Chavagneux, Pont-de-Chéruy, Crémieu, Janneyrias, Villette-d’Anthon et Anthon. Comptez une dizaine de minutes de route depuis la plupart de ces communes.
Réserver votre première séance
Dites-moi simplement la zone qui vous gêne et vos disponibilités, je vous propose un créneau et je réponds à vos questions avant de fixer quoi que ce soit.

J’accueille au cabinet de Tignieu-Jameyzieu les personnes venant de Chavanoz, Charvieu-Chavagneux, Pont-de-Chéruy, Crémieu, Janneyrias, Villette-d’Anthon et Anthon. Prise de rendez-vous au 06.61.71.67.86.